Metro Exodus – Nouveau

Metro Exodus jeux

Metro Exodus est un jeu vidéo en développement, sur Xbox One, PlayStation 4 et PC, de genre fps, développé par 4A Games et édité par Deep Silver. Bientôt six ans après être descendu dans le bunker D6 de Metro Last Light, Artyom délaisse les couloirs tortueux de son métro chéri et s’apprête à fouler les terres d’une Russie décimée par la guerre nucléaire dans Metro Exodus, désormais prévu pour le début de l’année 2019 suite à un récent report. Disposant ainsi d’un peu plus de temps pour développer ce qu’ils présentent comme “l’expérience Metro la plus ambitieuse jamais créée“, les ukrainiens de 4A Games nous ont ouvert les portes blindées de leur prochain FPS le temps d’une session de jeu sur Xbox One.

Ça sent le Russie

L’adaptation en jeu vidéo de la saga de Dmitry Glukhovsky nous avait jusque là habitués à des phases d’exploration relativement dirigistes, dans les environnements cloisonnés du métro moscovite. Si les deux précédents épisodes de la série s’autorisaient quelques incartades accidentelles à la surface (dans des marais ou des bâtiments enneigés), les plus gros tronçons de l’aventure se déroulaient six pieds sous terre et donnaient lieu à des phases d’exploration, d’infiltration ou de combat à bout portant. Avec Metro Exodus, 4A Games s’appuie sur les événements survenus dans Metro 2035 pour nous faire voir du pays, dans des zones de jeu en extérieur plus vastes qu’auparavant. Vingt-trois ans après l’holocauste, Artyom qui est ici accompagné d’un groupe de Rangers et de sa femme Anna fendent la neige à la recherche d’un endroit où s’installer. Ils se déplacent à bord de l’Aurora, un monstre de feraille et de vapeur (hein ? quoi ? Snowpiercer, vous dîtes ?) servant de quartier général mobile au groupe qui vadrouillera ainsi à travers la Mère Patrie pour une aventure étalée sur plus d’un an.

Mais attention, bien que le périple prenne place sur les rails, Metro Exodus n’est pas un jeu à monde ouvert. 4A a déjà expliqué que la structure linéaire des précédents volets laisse ici place à une succession de zones plus ouvertes et interconnectées par les séquences de voyage à bord de l’Aurora. Dans le niveau qu’il nous a été donné d’essayer (4 à 5 heures après le début du jeu), par exemple, la petite troupe est contrainte d’arrêter le train parce que des survivants ont décidé d’élir domicile sur les voies. La simple vue d’un feu de camp à proximité du chemin de fer suffit à les inquiéter, et c’est forcément à Artyom qu’on refile le sale boulot. “Tiens, prends un sac à dos, je vais gribouiller quelques symboles sur ta carte pour te dire où aller“. Le jeu ne s’encombre pas d’une interface envahissante ou de marqueurs d’objectifs, pour forcer le joueur à regarder la boussole sur le poignet d’Artyom ou lui apprendre à se repérer sur une carte affublée de quelques symboles : un objectif principal, évidemment, mais aussi une kyrielle d’îcones correspondant à divers points d’intérêt qui cachent souvent munitions, produits chimiques ou matériaux nécessaires à la fabrication de l’équipement. Au-delà de ces marquages offerts en début de niveau ou au détour d’une conversation avec un PNJ, Exodus ne semble pas assister le joueur dans sa progression. Libre à nous de faire traîner le scénario en allant fouiller chaque cache d’arme au préalable, pour se préparer au mieux à ce qui nous attend. A défaut d’être un FPS particulièrement affûté, ce nouvel épisode fait montre d’un soin particulier en matière de mise en scène. Déplacements et affrontements laissent toujours cette désagréable impression de contrôler un personnage qui aurait troqué ses jambes contre une paire de cure-dents mais l’héritage de Glukhovsky se fait plus que jamais ressentir dès lors que l’on s’intéresse au travail réalisé sur l’ambiance. Juste avant de pénétrer dans l’église investie par les squatteurs du chemins de fer, il faut par exemple traverser une étendue d’eau peuplée de mutants. Evidemment, l’un de ces gros poissons viendra nous enquiquiner et grignoter notre barque (d’ailleurs, pour le maniement du bateau on repassera) dans une courte séquence cinématique qu’on nous carabine à la tronche. Metro oblige, on peut ensuite partir en confrontation directe avec les ennemis ou opter pour une approche plus discrète, qui passera généralement par l’utilisation des couteaux de lancer ou des takedowns au corps à corps. Une petite erreur de jugement ou une épaule qui dépasse d’un couvert suffira malheureusement à trouver les limites de l’infiltration, et provoquera l’affolement des gardes armés qui commenceront à baragouiner des menaces avec un accent russe à couper au couteau avant de se lancer à notre recherche. Tout à coup, l’ambiance change du tout au tout : la détonation particulièrement féroce des AK-74 résonnant dans l’enceinte du bâtiment nous volera d’abord un sursaut, puis c’est le game over qui viendra nous adresser une petite tape sur l’épaule si l’on tente la percée sans se . Metro Exodus est un FPS particulièrement difficile, où la moindre blessure (par balle ou suite à une chute de plus de deux mètres) doit immédiatemment être contrée par l’utilisation d’un kit de soin. Munitions comme medkits ne courent d’ailleurs pas les rues, aussi est-il préférable de s’obstiner à réussir certaines sections de niveaux en restant sous le radar des ennemis.

Metro Exodus – Bande-annonce l’Aurora

 

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